Taxes américaines sur les panneaux solaires chinois infligées par Trump, l’OMC approuve, Biden savoure

Les panneaux solaires chinois avaient été frappés de fortes taxes dégressives (droits de sauvegarde) à l’importation aux États-Unis et la Chine avait protesté auprès de l’Organisation mondiale du Commerce, demandant leur annulation. Jeudi 2 septembre, l’OMC a rejeté la demande de Pékin, à la grande satisfaction du gouvernement Biden qui a ainsi salué sans complexe ce souvenir de l’administration Trump, l’une des premières mesures protectionnistes qui avaient entraîné une guerre commerciale acharnée entre Washington et Pékin, laquelle a duré près de deux ans.

Domination industrielle chinoise

Pour rappel, en 2018, l’administration Trump avait dénoncé le fait que la Chine était ultra dominante dans la production mondiale de cellules photovoltaïques et de panneaux solaires. Le 22 janvier 2018, les Etats-Unis avaient imposé des droits de sauvegarde dégressifs (30% la première année, 25% la 2e, 20% la 3e et 15% la 4e) sur des panneaux solaires importés de Chine, au motif que les industriels américains du secteur étaient en danger face à la domination chinoise. L’application de ces droits doit expirer le 6 février 2022.

« Je salue les conclusions du panel de l’OMC rejetant les contestations de la Chine (…) qui étaient sans fondement », a réagi Katherine Tai, la représentante américaine au Commerce (USTR), nommée en mars dernier, dans un communiqué.

Et atteinte grave à la filière de production américaine

« L’administration Biden-Harris s’est engagée à garantir le rôle de l’Amérique dans les chaînes d’approvisionnement en énergie propre », a-t-elle relevé, ajoutant que les Etats-Unis devaient « faire des investissements historiques dans les infrastructures pour libérer le plein potentiel de l’énergie solaire et créer des emplois bien rémunérés dans des domaines de pointe qui aideront à faire face à la crise climatique ».

L’USTR rappelle que la Chine avait demandé en juillet 2019 la création d’un groupe spécial de l’OMC, alléguant que ces droits étaient « incompatibles avec diverses obligations au titre de l’accord général sur les tarifs douaniers (…) et au titre de l’accord de l’OMC sur les droits de sauvegarde ».

Le groupe spécial a « établi un lien de causalité entre l’accroissement des importations et le dommage grave causé à la branche de production nationale ».

(avec AFP)