France: un congrès mondial de la nature pour sauver la biodiversité

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L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) tient son congrès mondial en France cette année. Avec un an de retard dû à la pandémie, le congrès qui se tient en principe tous les 4 ans, débute ce vendredi 3 septembre à Marseille.

Avec notre envoyée spéciale à Marseille, Agnès Rougier

L’enjeu du Congrès mondial de la nature est de relancer la mobilisation générale pour faire face à la crise de la biodiversité et à la disparition des espèces. Durant l’événement, l’UICN va présenter son plan stratégique pour les dix prochaines années, intitulé « Nature 2030 ».

Dans cette période d’événements extrêmes, comme les inondations ou les incendies, l’UICN appelle aussi à préserver les écosystèmes pour atténuer les effets du changement climatique. À commencer par la protection des forêts, qui absorbent le CO2, et la conservation des zones humides, comme les mangroves, pour éviter les inondations.

« Aujourd’hui, la crise de la biodiversité est aussi grave que la crise du changement climatique. Et la nature est notre alliée dans la lutte contre le réchauffement climatique », explique Sébastien Montcorps, président de l’UICN France, qui insiste sur le fait que « la nature est pourvoyeuse de solutions ».

Appel à plus d’engagement des États

L’objectif final du congrès est le vote des « 109 résolutions et recommandations de Marseille ». Les 93 résolutions vont concerner les engagements de l’organisation pour elle-même, ses angles d’actions, et les 19 recommandations s’adresseront aux gouvernements et aux organismes extérieurs.

Dans la perspective de la COP26 en novembre et de la convention pour la diversité biologique au printemps 2022, l’UICN veut peser de tout son poids pour que les États s’engagent à agir pour et avec la nature.

L’ONG appelle également à ce que l’écologie ait une place bien plus importante dans les plans de relance économique post-pandémie. « Cette crise sanitaire que nous avons vécue est liée à la biodiversité et est une opportunité pour que l’on invente le monde d’après, insiste Sébastien Montcorps. Donc, nous demandons aux États à ce que, dans les plans de relance économique post-Covid, on finance largement des activités plus durables, respectueuses de la nature et que l’on investisse dans la protection et la restauration des écosystèmes. »

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