À Athènes, les pays du sud de l’Europe s’engagent à mettre en œuvre l’Accord de Paris

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À deux mois de la COP26 à Glasgow, les pays du sud de l’Europe ont réitéré ce vendredi à Athènes « leur ferme engagement » à mettre en œuvre l’Accord de Paris de 2015, visant à limiter à 1,5°C le réchauffement maximal des prochaines années.

À l’initiative d’Athènes, le président français Emmanuel Macron, les Premiers ministres espagnol Pedro Sanchez et italien Mario Draghi ont signé, avec leurs homologues de Chypre, Malte, Slovénie, Croatie et du Portugal, une déclaration « pour atteindre un résultat ambitieux lors de la COP26 » qui se tiendra en novembre en Écosse. « Maintenant plus que jamais, il est nécessaire de s’attaquer à la crise climatique et environnementale qui s’intensifie », ont exhorté les neuf pays méditerranéens dans une déclaration commune.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, qui présidait le sommet, a rappelé que « les feux dévastateurs de cet été qui ont frappé la Grèce, l’Italie et Chypre, n’ont épargné aucun pays de Méditerranée, pendant que le Nord de l’Europe était frappé par des inondations destructrices ». « Alors que le danger est commun, notre défense doit l’être aussi », a-t-il exhorté.

Mais à six semaines de la conférence sur le climat,  le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a averti qu’un rapport publié vendredi, évaluant les engagements nationaux de 191 pays, « montrait que le monde est sur un chemin catastrophique vers +2,7°C de réchauffement ». En vertu de l’Accord de Paris, chaque pays devait réviser d’ici à la fin 2020 sa « contribution déterminée au niveau national ». Mais au 30 juillet, seuls 113 pays, représentant moins de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre (49%), avaient effectivement déposé leurs engagements révisés.

Accélérer les efforts

Dans leur déclaration commune, les neuf dirigeants européens réaffirment en outre leur « engagement d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 » en Europe. Présent à Athènes, le président du Conseil européen Charles Michel a estimé que c’était « la seule solution ». Les feux de l’été sont « le déclencheur pour accélérer nos efforts et nous attaquer au changement climatique », a déclaré Mario Draghi. Pedro Sanchez a insisté sur « la préparation » des « territoires pour éviter les catastrophes naturelles ».

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, venue à Athènes, appelle, elle aussi, à trouver des solutions. « Nous voyons tous que le changement climatique affecte lourdement la région méditerranéenne et nous devons trouver des solutions », a-t-elle estimé. « Nous nous sommes engagés à renforcer le mécanisme européen de protection civile », a déclaré le président Macron, qui s’est félicité de la « solidarité européenne » sur les feux de forêt.

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Soulignant la vulnérabilité de la Méditerranée aux changements climatiques, les neuf pays méditerranéens s’inquiètent des « impacts économiques » et appellent leurs partenaires internationaux, « en particulier ceux du G20 à ratifier l’Accord de Paris ». Ils ont aussi promis de renforcer leur collaboration transfrontalière pour la protection de la biodiversité et d’augmenter les investissements permettant une meilleure gestion des forêts en Méditerranée.

(Avec AFP)

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